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Le P38 Lightning

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Historique :

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Le P 38 vit le jour en 1938. Il fut produit dans ses différentes versions à 10.035 exemplaires jusqu’en 1945, date de l’arrêt de sa fabrication.

Les Allemands, lors de la seconde guerre mondiale, le surnommèrent « la double queue du diable » ou encore « le diable à queue fourchue ».

Le P 38 totalisa 1.500 victoires sur le front européen. L’appareil mesurait 11,53 m de long sur 2,99 m de haut et avait une envergure de 15,85 m.

Il était propulsé par deux moteurs Allison V-1710-111/113 de 1425 CV chacun.

Sa vitesse était de 660 km/h avec un plafond maximum de 13.000 m.

Il avait une autonomie de 2648 km sans réservoir supplémentaire. Son armement était constitué de quatre mitrailleuses Browning M2 et d’un canon AN-M2 de 20 mm.

Le 27 janvier 1944, Harry R. Greenup pilote l’USAF P38 Lightning pour la dernière fois. Il escorte des B-17 de la 97e US AIR FORCE, lorsque les Allemands attaquent la formation et le descendent.

Cinquante deux ans plus tard en novembre 1996, Marcel Camilleri, retrouve l’épave. Cela fait dix ans qu’il la cherche. Lors d’une plongée sur un fond de sable à 40 m, il repère un très gros groupe de poissons.

S’en approchant il découvre les contours d’un avion, et reconnaît la silhouette caractéristique d’un P 38. Reste le plus dur : l’identification. Les journaux français de l’époque et les archives de la Marine Nationale ne contiennent aucune mention de ce combat.

Il prend contact via l’Internet avec les anciens pilotes du 367 Fighter Group qui vont l’assister dans ses recherches. Il leur faut trouver un numéro de série du matériel.

Pendant quatre mois Marcel et ses copains désensablent le cockpit, et récupèrent enfin une plaque portant le numéro 43-2-545. L’avion est alors identifié avec certitude

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 Description :

Le P 38 gît à l’envers sur un fond de sable à 39 m de profondeur. Le moteur droit et son hélice sont toujours fixés à l’aile. Le moteur gauche repose à côté de l’épave, arraché.
Les fuselages de l’appareil (droit, gauche et central) sont en assez bon état. Il en est de même pour le cockpit. Celui-ci contient toujours le siège du pilote, ainsi que le tableau de bord ses instruments. Le nez de l’épave est légèrement enfoncé dans le sable, mais conserve ses canons. Le train d’atterrissage est rentré avec ses volets ouverts.

 

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